Vendredi 2 novembre 2007
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12:06
Quand j'ai appris que Woody Allen allait nous gratifier d'un film londonien middle-class voire classe ouvrière, je ne l'ai pas cru. Installée confortablement
face au grand écran, j'ai d'abord cru que j'avais bien fait vu que les soucis des deux frères du film semble plus être la voile et le poker... rien de très middle class à mon sens. Puis j'ai
repensé aux décors alléniens classiques et à ses personnages tous plus dorés les uns que les autres dans un New York chatoyant et je me suis quand meme dit que je pouvais prendre ce film comme on
me l'avait vendu : un Woody Allen tout nouveau, tout différent mais tout aussi bon.
La prouesse est grande, on ne s'attache à aucun personnage pour apprécier encore plus l'intrigue et ressentir la tourmente psychologique qui hante les deux protagonistes. Torturé oui, intelectuel
new yorkais torturé pas le moins du monde (d'ailleurs Woody n'apparait pas dans le film). Pour rappeler l'histoire ou la faire découvrir à ceux qui n'auraient pas encore vu le Rêve de
Cassandre, deux frères ont besoin d'argent (pour des raisons plus ou moins louables), leur oncle leur en propose donc en échange d'un service : tuer un homme. Le feront ils ? Ne le feront ils
pas ? Je vous laisse aller le découvrir sur grand écran, meme si je sais, le suspens est insoutenable.
Ayant vu recemment l'excellente pièce "Puzzle" de Woody himself, je n'ai pas pu m'empecher de faire la liaison avec la relation frére aisée et soeur dans le besoin VS mari jaloux qui ne fera rien
de l'argent de son beauf'... Intéressant... Woody aurait il des problèmes avec l'argent et la famille ? Peu importe, ce qui est sur c'est que le rêve de Cassandre parle argent, famille et
des situations créées quand les deux sont mélés. Film à voir, à apprécier et à penser.
Vous l'avez dit